Repenser les liens entre migration, exil et traumatisme

Author(s): Betty GOGUIKIAN RATCLIFF

https://archive-ouverte.unige.ch/unige:34320

Dans le langage courant, migration et exil sont souvent confondus. Par ailleurs, des définitions très larges de ces termes font de tout un chacun, peu ou prou, un migrant ou un exilé. De plus, la notion de traumatisme est fréquemment associée à celle de migration et d’exil, contribuant à créer l’idée d’un processus migratoire forcément pathogène. L’auteur tente de discuter les liens entre migration et psychopathologie d’une part, entre exil choisi/subi et traumatisme d’autre part. La thèse défendue est que l’issue du processus migratoire se trouve influencée aussi bien par des éléments individuels, familiaux et collectifs qui ont précédé la migration que dans la possibilité de se recréer, dans le pays d’arrivée, un cadre de vie «suffisamment bon», secure, signifiant et contenant. Une vignette clinique illustre les aménagements thérapeutiques qui ont permis de passer d’un exil vécu sur un mode traumatique à un exil qui permet de réinventer le cours de sa vie.

Key words: Migration, Exile, Trauma

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s